« La Panaderia »

Atelier de formation en boulangerie/pâtisserie et de production artisanale à Quito/Equateur,

soutenue par le Bazar international du Luxembourg et le Lions Club Glasburen

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TdHL remercie chaleureusement l’équipe bénévole du Bazar International pour ce don généreux et assurera le suivi des formations lors des visites de terrain au Centre Mushuk Pakari.

Un grand Merci également au Lions Club Glasburen de Luxembourg d’avoir promu ce projet auprès du Bazar international et d’avoir ainsi témoigné la confiance en notre ONG.

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En 2024, notre partenaire de projets, la Fundación Wiñarina, avait lancé un projet de formation en boulangerie/pâtisserie « Màs que pan » dans leur Centre de jour Mushuk Pakari. Une première série de formations ont pu être financées par le Club Rotary de Quito colonial. Un four électrique moderne à 5 plaques de cuisson, financé par TdHL (1.100 USD) a permis d’optimiser et de diversifier la production de pain, d’empanadas et de produits de pâtisserie. (voir notre Newsletter de janvier 2025).

Les participants à cette formation et à la production sont des membres de famille des enfants et adolescents qui bénéficient d’une pris en charge journalière au Centre Mushuk Pakari, habitants du quartier pauvre de San Roque à Quito. Les formations leur permettent d’acquérir de nouvelles compétences et d’améliorer ainsi leur employabilité. La vente de rue de leurs produits peut assurer un petit revenu à leurs familles.

Le soutien financier des ateliers de la Panaderia par le Rotary Club Quito était limité au mois de mars 2025. Grâce à l’aide financière de 16.500 EUR du Bazar international du Luxembourg en juillet 2025, des formations supplémentaires et la diversification de la production seront assurées pendant les 2 prochaines années.

Angélique (employée de TdHL) à Quito

Au coeur de Quito, dans le quartier populaire de San Roque, le Centre Mushuk Pakari accompagne depuis 2013 des enfants et adolescents en situation de haut risque social. Porté par la Fondation Wiñarina et soutenu depuis ses débuts par Terre des Hommes Luxembourg et le MAE, ce centre de jour propose un programme complet alliant éducation, soutien psychologique, nutrition, soins médicaux, défense des Droits de l’enfant, assistance sociale et autonomisation des familles.
Angélique Brosset, gestionnaire de projet chez Terre des Hommes Luxembourg depuis 2017, a effectué une mission de terrain du 30 juin au 9 juillet 2025, dans le cadre de la dernière année du projet Mushuk Pakari – Phase 4, et pour préparer une cinquième phase de projet de deux ans, de 2025 à 2027.
Témoignage
La mission s’est déroulée pendant les vacances scolaires, une période où le Centre Mushuk Pakari s’anime chaque jour autour d’activités ludiques : chants, bricolages, danses, jeux en plein air, excursions… L’ambiance est festive, joyeuse et profondément humaine. Les enfants participent avec enthousiasme, leur spontanéité et leurs sourires traduisant un véritable plaisir à être là.
J’ai eu l’opportunité de partager des moments précieux avec eux. Leur comportement affectueux, leur ouverture et leur confiance témoignent du climat sécurisant et bienveillant qui règne au Centre. Certains venaient spontanément chercher un câlin ou entamer une conversation, preuve de leur aisance et de leur sentiment de sécurité.
Le personnel du Centre forme une équipe soudée et passionnée : psychologues, assistante sociale, enseignants, animateurs sportifs et artistiques, étudiants stagiaires et bénévoles. Tous oeuvrent ensemble pour offrir aux enfants un accompagnement intégral, mêlant soutien psychologique, activités éducatives et moments de convivialité. Le Centre veille à répondre aux besoins spécifiques de chaque tranche d’âge : les plus jeunes bénéficient d’un cadre structurant et affectueux, les adolescents trouvent des espaces d’expression et de dialogue adaptés à leurs préoccupations, et les familles sont accompagnées à travers des ateliers et des temps d’écoute. Cette approche globale favorise le développement harmonieux de chacun et renforce les liens au sein de la communauté.
Chaque jour, une soixantaine d’enfants partagent un repas préparé avec soin par la cuisinière Susana et son frère Orlando. La cantine est bien plus qu’un lieu de restauration : c’est un espace d’apprentissage du respect, de l’autonomie et de la gratitude. Les enfants y évoluent avec calme et bienveillance.
À la fin de mon séjour, les enfants ont organisé une surprise autour du thème de la jungle, en clin d’oeil à mon attirance pour l’Amazonie. Chants, danses, contes et recettes ont été préparés avec l’aide du personnel, et présentés dans un décor foisonnant de créativité. Ce moment de partage illustre parfaitement ce que représente le Centre : un lieu de vie, de lien et d’épanouissement.
Cette mission a permis de mesurer concrètement les avancées du projet, d’échanger avec les équipes locales et d’intégrer leurs retours dans la préparation du futur projet. Mais les missions de terrain sont bien plus que des évaluations : ce sont des rencontres humaines, des moments d’écoute, et des leviers pour construire ensemble des projets porteurs d’avenir

Visite au Nicaragua mars 2025

Impressions personnelles / Yolande Wagener


La visite de terrain du projet Inhijambia (Attention intégrale portée à des enfants, adolescents et familles vulnérables, issus de quartiers marginaux de Managua) au Nicaragua par Angélique Brosset et moi-même, initialement prévue pour octobre 2024, mais reportée pour problèmes administratifs d’entrée au pays, a eu lieu du 6 au 13 mars 2025.
Sur base de diverses recommandations une entrée au Nicaragua par voie terrestre était préférée, via le Costa Rica, en passant par la frontière de Peñas Blancas. Malheureusement, malgré l’intervention du sous-directeur du projet auprès des autorités nicaraguayennes, l’accès d’entrée au pays nous a été refusé.
Après le refus d’entrée pour raisons inconnues au Costa Rica de nos partenaires nous avons convenu d’organiser le plus possible de réunions viséo (fort improvisées et techniquement « vulnérables ») pour essayer au mieux d’avoir un aperçu aussi détaillé et objectif que possible du projet.
Nous rencontrons une équipe très engagée, préoccupée par les circonstances actuelles, mais cherchant avec beaucoup de flexibilité et de dynamisme des solutions aux défis quotidiens.
Dans la situation actuelle, la gestion administrative et financière du projet exige des efforts exceptionnels, en raison entre autres de :
• l’incertitude quant à la continuation de l’autorité juridique d’Inhijambia
• la lourdeur de la gestion administrative et financière quotidienne, liée aux nombreuses justifications requises par le gouvernement
• l’insécurité financière, accentuée par le retrait imposé de nombreuses ONG internationales et par une inflation persistante, notamment sur les produits alimentaires, qui réduit fortement les ressources disponibles et compromet les budgets alloués aux repas et aux aides alimentaires destinés aux bénéficiaires.
Nos partenaires expriment clairement leur inquiétude quant à un éventuel retrait de TdHL, actuellement l’unique bailleur de fonds essentiel pour Inhijambia.
C’était avec une grande émotion que j’ai entrepris ce voyage pour retrouver ce pays exceptionnel où j’avais travaillé en tant que médecin bénévole de 1982 à 1984 pendant une période de plein essor politique, social, culturel, à la rencontre d’un peuple chaleureux, plein d’espoir et de courage pour construire une société plus juste et solidaire.
Le refus d’entrée au pays, les informations peu réconfortantes de la situation d’Inhijambia, les maints échanges avec des Nicaraguayens au Costa Rica m’ont profondément attristée et préoccupée.
En 1982 coeur et âme nous chantions la chanson de Carlos Mejilla Godoy :
Nicaragua, Nicaraguita, la flor mas linda de mi querer
Nicaragua, Nicaraguita , la plus belle fleur de mon amour
… aujourd’hui c’est avec beaucoup de tristesse et de déception que je ne peux plus chanter la dernière phrase
Pero ahora que ya sos libre, Nicaraguita, yo te quiero mucho màs
Mais maintenant que tu es libre, Nicaraguita, je t’aime encore plus

Préparation d’un nouveau projet à Quito/Équateur avec la Fundación Wiñarina

Le Conseil d’Administration de TdHL a décidé en sa réunion du 4 avril 2022 d’étudier la possibilité de concevoir un nouveau projet, à priori de 3 années avec le partenaire local, la Fundación Wiñarina (FW), et de présenter, le cas échéant, une demande de cofinancement à l’appel à projets du MAEE en juillet/août 2022. Il a été convenu par la suite que la Présidente Monique Berscheid et la gestionnaire de projets Angélique Brosset réaliseront une visite de terrain à Quito en juin 2022. Cette mission a prévu une visite des nouveaux lieux du Centre Mushuk Pakari (CMP)et de la confirmation des besoins exprimés par le partenaire.

Après la clôture d’un dernier projet cofinancé en mai 2021 et jusqu’à présent, TdHL a maintenu une relation étroite avec la FW. TdHL a soutenu une partie des activités du partenaire à Quito par l’octroi de 3 subsides à hauteur de 22.000 EUR (total).  

Depuis 2019, la FW peut accueillir ses bénéficiaires dans une grande maison coloniale (ancienne école épiscopale), située proche du Centre historique de Quito, dans le quartier marginalisé du Marché San Roque. Ce logement longtemps délaissé et nécessitant une série de remises en état leur a été mis à disposition par l’Evêché de Quito, pour un loyer symbolique de 150 USD/mois. La FW pourra occuper le bâtiment tant qu’il poursuivra ses activités auprès de sa population cible. Le quartier de San Roque, un des plus anciens de Quito, héberge le plus grand Marché populaire, de mauvaise réputation par son haut indice de délits et de commerce illicite. Afin de pouvoir travailler, les familles doivent opter soit pour laisser leurs jeunes enfants seuls à la maison pendant toute la journée, soit pour les emmener avec eux, rendant impossible une scolarisation et au risque de se faire enlever leur garde par les autorités.

 La localisation dans ce quartier défavori a permis de rendre le CMP plus accessible aux familles. Sa grandeur permet d’accueillir plus d’enfants qu’auparavant. L’équipe sociopédagogique du CMP, chaleureuse et professionnelle, contribue à l’éducation de base, la stimulation précoce, la santé, la socialisation et à la réduction de la maltraitance et de l’abandon des enfants. Pendant les périodes sans soutien financier de TdHL et du MAEE, donc sans moyens de rémunération, le personnel a travaillé bénévolement avec un petit soutien financier pour les frais de mobilisation, même en dehors des horaires habituels.  Ainsi, malgré le contexte sociopolitique très tendu, marqué par de nombreux soulèvements populaires et malgré la pandémie, les activités en faveur des bénéficiaires n’ont jamais cessé et le Centre n’a pas dû fermer ses portes aux bénéficiaires.

Malheureusement notre visite à Quito est tombée dans une période de violents affrontements dans les rues de Quito, entre les forces publiques (armée et police) et des groupements militants indigènes, ce qui nous a obligées de faire preuve de vigilance maximale lors des déplacements. Quito et 11 des 24 provinces étaient quasiment paralysées pendant 18 jours de grève générale et la proclamation de l’état d’exception.  Les manifestants étaient   par une population civile mécontente des infinies hausses de prix, de la corruption, du haut taux de chômage, de l’insécurité causée par des conflits sanglants entre bandes criminelles liées aux trafics de drogues.

Même si notre visite a été réduite à 4 jours (nous avions prévu 7 jours), nous avons quand même pu effectuer un travail utile qui a permis de préparer ensemble avec la FW un projet intitulé « Défense des droits des enfants et adolescents en risque social, vivant dans le quartier marginalisé de San Roque à Quito, par un programme de protection et d’appui intégral », d’une durée de 3 ans et d’un Budget de 390.000 €.  Le projet a été soumis au MAEE pour demander un cofinancement de 60%. Contrairement à l’insécurité et à la situation très tendue dans les rues de Quito, nous avons bénéficié d’un accueil chaleureux et d’une l’atmosphère détendue au CMP.

TdHL et AMAP relèvent un nouveau défi pour le quartier de Bella Vista Oeste à Rosario (Argentine)!

Depuis le 1er mai 2020, TdHL et AMAP relèvent un nouveau défi pour le quartier de Bella Vista Oeste à Rosario (Argentine)! Il s’agit du nouveau projet de 3 ans, soutenu par le Ministère des Affaires étrangères du Luxembourg et l’ensemble des donateurs, qui a pour objectif central de renforcer la présence d’AMAP dans l’une des zones les plus défavorisées de la ville de Rosario.

Le point fort de ce nouveau projet est la mise en place d’un « cabinet social ». Ce nouveau service de type « guichet unique » a pour vocation de subvenir professionnellement aux situations les plus graves qui affectent la population du quartier, comme la maltraitance des enfants, les addictions, les problèmes de santé mentale, les handicaps graves, l’indigence, la violence sexiste et la violence familiale. 

Si ces problèmes existent depuis longtemps et ont été aggravés par la crise économique, ils seront sans doute amplifiés par les effets de la pandémie qui paralyse actuellement la vie économique et touche en premier lieu les personnes les plus vulnérables, comme ceux qui ont un emploi informel ou sont sans travail. 

Ce nouveau projet se donne également pour objectif de former des adultes à des métiers de services s’inscrivant dans la durabilité, ce qui doit leur permettre de créer leur propre entreprise, dans un concept respectueux de l’environnement.

Les enfants et les jeunes du quartier continueront à profiter du jardin d’enfants, de la bibliothèque, du club et des nombreuses activités soutenues par AMAP qui pourront être reconduites dès la fin de l’isolement social décrété obligatoire au niveau national. En attendant, AMAP continuera à soutenir les personnes dans le besoin en livrant des paniers alimentaires et en prenant en charge les cas les plus complexes.

Enfin, ce nouveau projet inclut le centre de résidence pour enfants géré par AMAP. Cet espace de protection accueillant les enfants de 3 à 6 ans, dont les droits ont été violés, continuera à être un lieu de restitution des droits, d’affection, de protection, de stimulation et de préparation à la réinsertion familiale. AMAP prendra le plus grand soin de leur scolarisation, de leur santé et de leurs loisirs, en pourvoyant autant à leurs besoins matériels qu’émotionnels.

Pour mener à bien ce projet, AMAP dispose d’une vaste équipe composée de son personnel, mais aussi de collaborateurs, des institutions de quartier et de l’Etat, sans oublier les amis luxembourgeois qui connaissent le travail accompli depuis près de 30 ans au bénéfice de la communauté. AMAP remercie chacun pour son soutien et s’engage à continuer à avancer !

Protection des données


La protection des données est un droit fondamental de l’Union Européenne. A partir du 25 mai 2018, un nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) a pour objectif de responsabiliser les sociétés au respect des libertés et des droits fondamentaux des personnes physiques, notamment de leur vie privée.

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